Le Massif du Canigou

Distance en km

Dénivelés cumulés en m

Temps de marche 

Cotation IBP

Date de mise à jour

Caractéristiques du parcours en 5 étapes

 

83

D+ 4410 - D- 4409

28 h

474

08/2017

El Canigò, terrain idéal de randonnées en toutes saisons

 

Le massif du Canigou, se situe à l'extrême Est des Pyrénées, dans le département des Pyrénées-Orientales, son point culminant, le pic du Canigou, s'éléve à 2784 mètres d'altitude.

C'est le massif le plus proche de la Méditerranée. Visible de toute la Catalogne, et parfois depuis Marseille, il est le symbole des Catalans.

Le massif du Canigou est délimité à l'ouest par le Pla Guillem et la vallée du Cady, au nord par la vallée de la Têt, à l'est par la plaine du Roussillon et au sud par la vallée du Tech. La vallée de la Têt se nomme Conflent, celle du Tech Vallespir. Les contreforts orientaux du massif forment les Aspres.

Si de par de son altitude (2 784,66 m), le Canigou n'est pas, et de loin (Vignemale : 3 298 mAneto : 3 404 m), le plus haut sommet des Pyrénées, il est certainement celui qui impose la plus grande dénivellation directe entre la plaine (Vinça : 250 m) et le pic principal, soit plus de 2 500 m sur une distance d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau.

L'abbaye Saint-Martin du Canigou est l'une des premières abbayes romanes, bâtie au xie siècle sur le flanc septentrional du Canigou et réhabilitée à partir de 1902. Perchée sur un promontoire rocheux, à 1 100 mètres d'altitude, elle domine d'impressionnantes gorges.

Le , le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie labellise le site en tant que Grand site de France sous le nom de massif du Canigó, arguant de son caractère de « montagne sacrée du pays catalan » pour adopter la graphie catalane.

Adhérente au « réseau des grands sites de France » depuis 1999, la montagne sacrée des « Catalans français » obtient le label en avril 2012 sous son nom catalan de Canigó. Elle fait partie du parc naturel régional des Pyrénées catalanes. Trois sentiers pédestres grimpent à son sommet, le pic du Canigou (2 784 mètres) : à partir des Cortalets par le pic Joffre en deux heures et sans difficulté ; par la crête de Barbé et un escalier vertigineux, via la cheminée du Canigou (2 h 20) ; et par la cheminée du flanc sud en emprutant le GR 10 (4 heures).

Le massif du Canigou est un haut lieu du pyrénéisme et est parcouru par un réseau de sentiers de grande randonnée, de parcours pour la randonnée équestre, et en VTT, et on y trouve un ensemble de chalets et de refuges de montagne pour la randonnée pédestre en montagne.

Deux sentiers de grande randonnée traversent le massif du Canigou :

Le chemin du Piedmont pyrénéen (ou el cami del péu de la coste) est un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle et traverse le massif depuis le prieuré de Serrabone, jusqu'à l'abbaye Saint-Michel de CuxaTaurinya et Casteil pour atteindre l’abbaye Saint-Martin du Canigou. De cette abbaye il redescend jusqu’au prieuré de Sainte Marie à Corneilla-de-Conflent. Il continue ensuite sa descente jusqu’à Villefranche-de-Conflent.

Le massif est en grande partie une réserve protégée du réseau Natura 200011 avec 3 réserves naturelles, à PyMantet et Prats-de-Mollo-la-Preste.

Le Canigou, La Cheminée, la Brèche Durier

 

Légendes :

"Le Canigou, 2875m est si visible et si tentant que le Roi d’Aragon et sa suite l’ont probablement gravi entre 1276 et 1285." C'est ce qu'affirme un étrange récit écrit par Fra Salimbena, un moine italien qui rédigea une chronique couvrant les années 1283-1288. Il s'agit d'une narration où le légendaire prend facilement le pas sur la réalité des faits.

 

Haut de 2784m, le canigou est un phare, un symbole, le point de repère mystique des Catalans, leur Olympe. Depuis l'antiquité, ses forêts profondes, ses versants abrupts et ses pics dénudés feutrés de neige, ont toujours abrité des "bruixes", (sorcières), des "encantades" (fées), des dragons, mais aussi des lieux de prière. Son mythe commence à l'orée de la création du monde : Jean Vilanove, dans son Histoire populaire des Catalans, nous rappelle ces adaptations locales des grands mythes fondateurs :

« Dieu tendit sa main droite et toucha le sol avec seulement trois doigts écartés : son pouce, son index et son majeur. Dès qu’il retira sa main, de la marque laissée par l’index naquit le mont Olympe, de la trace du majeur surgit le mont Sinaï et de l’impulsion laissée au pouce s’éleva le mont Canigou. La mer Méditerranée put alors se former. »

Puis, « il voulut que, près du mont Canigou, les hommes reconnussent aussi son empreinte. Il appuya sa main gauche sur le sol, laissant le mont Canigou entre le pouce et son index. Quand il retira sa main, le sol se mit à trembler et à vibrer. A l’endroit même où sa main et ses doigts avaient marqué le sol, des montagnes sortirent de terre, les anciens ruisseaux changèrent de lit. Désormais, il y aurait trois vallées : près du mont Canigou, entre l’index et le majeur, ce serait la vallée du Tech, puis au milieu la vallée de la Têt, et enfin ce serait l’Agly, protégée par les montagnes des Corbières ; la paume de la main et le poignet donnèrent naissance au Conflent et à la Cerdagne. », etc... 

 

Premières mesures altimétriques :

En 1700-1701, Cassini et Maraldi avaient donc, pour les besoins de la mesure du méridien de Paris, effectué les toute premières mesures d'altitude des Pyrénées, et peut-être du monde, du moins avec une telle rigueur et précision. Les mesures d'angles atteignent la demi-minute d'arc (soit 30"). Pour le pic du Canigou, ils trouvent une altitude de 1441 Toises, c'est à dire 2808 m (soit une erreur de +24 m).

Cassini et Maraldi souhaitaient mesurer le Canigou notamment parce que l'on pensait à cette époque que c'était l'une des plus hautes montagnes des Pyrénées (et donc de France, ... puisque la Savoie, où se trouvent les parties élevées des Alpes, ne faisait pas partie du Royaume). Néanmoins, cette assertion sera infirmée dès 1726, par de la Blottière, qui note que "les montagnes au dessus de Mont-Louis [...] sont plus hautes que le Canigou".

 

Ce sont des motivations scientifiques qui justifieront le début de l’exploration des Pyrénées, quelques aventures occasionnelles ont cependant devancé les scientifiques…

L’exécution de la carte de France par Cassini avait nécessité la mesure de diverses chaînes trigonométriques perpendiculaires à la méridienne. Ces travaux durent être repris et multipliés pour l’établissement de la carte dite de l’état-major, dont l’exécution avait été décrétée par Louis XVIII le 6 août 1817. Ce fut l’œuvre du corps des ingénieurs géographes ; c’est à eux que revient l’honneur d’avoir terminé la triangulation de notre pays, et jeté les fondemens de la nouvelle carte de France.

 

La paroi du barbet et la face Est du canigou sont s'éparées, au fond du cirque, par la brèche durier.

Cette ouverture n'à pas toujours eu cet aspect. En effet le président du Club Alpin Français de Paris, M. Charles Durier, conquis par le site, confie à ses amis tout l'avantage qu'il y aurait à ouvrir un passage qui faciliterait l'accès au pic. S'engagea ainsi une phase de destruction du milieu naturel sauvage pour satisfaire les besoins des bourgeois citadins de cette époque. Le 18 août 1886 plusieurs charges de dynamites sont nécessaires pour créer la "Brèche Durier". C'est M. Edmond Boixo, ingénieur des mines à vernet-les-bains, qui est chargé de l'opération pyrotechnique.

Les pionniers de l'escalade :

Parmi ceux qui, les premiers, ont escaladé les cimes du Canigou, il faut citer Jean Escarra (1885-1955). Parisien de naissance mais catalan par sa famille, il entre en 1907 à la Section de Perpignan du Club Alpin Français. Le 5 juillet 1908, accompagné de Prosper Auriol et de Jacques Deixonne, il s'attaque à la vertigineuse arête Quazemi-Canigou. Cette arête est si étroite qu'il faut parfois progresser à califourchon parmi des blocs instables. Le lendemain, Escarra et Deixonne attaquent la face Est du Canigou qui surplombe le glacier. Brouillard et fréquentes chutes de pierres ralentissent leur progression et, à mi-parcours, Deixonne découvre une sorte de cheminée qui prendra le nom de »couloir Deixonne ». Cette cheminée leur permettra d'atteindre sans encombre le sommet de la « face Escarra ». Le 25 septembre 1911, Escarra, Auriol et Henry Barrère vont vaincre l'arête reliant directement la brèche Durier au pic du Canigou. « Plus courte, plus abrupte, cette arête est aussi la plus dangereuse tellement le rocher est pourri. La corde s'impose donc et l'état du rocher exige une très grande attention » affirme Escarra. 

 

Une Station géodésique au sommet du Canigou en 1872 : https://fr.wikisource.org/wiki/Une_Station_géodésique_au_sommet_du_Canigou_en_1872

Les Sommets

Sommets principaux identifiables de la plaine du Roussillon d'Ouest en Est :

 

Sommets secondaires :

Les refuges, comment préparer votre séjour

Premier jour :

Après une bonne nuit de repos au refuge de la Conques, vous serez prêt pour vous engager dans ce trek de cinq jours.

Situé à environ 8 kilomètres de Prats de Mollo et à 1580 m d'altitude, ce refuge de 18 couchages vous accueille dans les meilleures conditions. Il dispose de douches et de WC.

Pour réserver : http://www.montourducanigo.com/fr/il4-refuge_i46839-refuge-las-conques.aspx

 

Deuxième jour :

A Mantet, l'hébergement t se fait plutôt rare. C'est donc au gite de la CAVALE que nous avons trouvé refuge. Ce refuge équestre se situe à 1600 m d'altitude, il dispose de chambres de 4 à 5 places avec douches et WC.

Pour réserver : http://la-cavale.fr

 

Troisième jour et cinquième jour :

Le refuge de Mariailles est construit à 1700 m d'altitude sur la commune de Casteil. Il dispose de 53 couchages en dortoirs avec douches et WC. 

Pour réserver : http://www.refugedemariailles.fr

 

Quatrième jour :

Le refuge des Cortalets, avec ses 105 couchages, douches et WC vous accueille au pied du Canigou à 2150 m. 

Pour réserver : http://refugedescortalets.ffcam.fr

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La montagne mytique au départ du refuge de Las Conques, vous offrira un parcours de plus de 90 kms et un D+ proche des 5000 m, avec un temps de parcours de 

Vous pourrez vous reposer dans les refuges de Las Conques, La Cavale, Mariailles et des Cortalets.

 

Première étape : du refuge de las Conques au refuge de La Cavale à Mantet.

Distance : 21 km, D+ 1154 m, D- 1167 m, durée : 6h10, IBP : 139 HKG.

Au départ du refuge de Las Conques, vous grimperez immédiatement vers les esquerdes de Rotja en traversant la forêt Domaniale du Haut Vallespir, puis la réserve naturelle de Prats de Mollo. Vous pourrez admirer le seigneur du Vallespir le Costabonne, où le Tech prend naissance. Vous atteindez les Esquerdes par le Ras del Garbé et vous choisirez en fonction de vos aptitudes et de la météo, le Gr ou la crête, jusqu'à la porteille de Rotja. Vous poursuivez votre itinéraire en direction du porteille de Mantet (2412m), via Mort de l'escoula (2412m), Roc Colom (2507m), le pla de la Coma Armada et la porteille de Morens (2381m). Une magnifique descente s'offre alors à vous au cours de la traversée de la réserve naturelle de Mantet.  Elle abrite une grande diversité d’espèces végétales dont de nombreuses sont patrimoniales : le persil d’isard, le panicaut de Bourgat, le séneçon à feuilles blanches ou encore la gentiane de Burser. Le pin à crochets est l’essence dominante dans la réserve naturelle. Il s’associe aux bouleaux dans les parties inférieures et aux sapins dans les endroits plus frais. Quand vient l’automne, les couleurs chatoyantes des feuillus de la vallée de Caret rivalisent de beauté avec les couleurs dorées de la ripysilve de l’Alemany. Si vous empruntez le camí ramader, le chemin de transhumance, pour gagner les zones d’altitude, vous rencontrerez sans doute les troupeaux de vaches, de brebis et de chevaux en estive. À cette altitude, où les cimes flirtent avec le ciel, vous pénétrerez dans le royaume des isards, du gypaète barbu et des vautours fauves. À la fin de l’été, vous croiserez sans doute l’éphippigère du Vallespir, sauterelle endémique qui attise la curiosité de plus d’un randonneur. Certaines espèces comme le lagopède, le grand tétras, le desman des Pyrénées ou encore le chat sauvage se font très discrètes. Bien souvent, vous ne trouverez plutôt que les traces et les indices d’une faune sauvage dont il est important de respecter la quiétude.

Le manque d'hébergement sur Mantet, nous a conduit tout naturellement au refuge de La Cavale. D'autres possibilités s'offrent à vous en fonction de vos attentes.

 

Deuxième étape : du Refuge de la Cavale au Refuge de Mariailles.

Distance : 15 km, D+ 936 m, D- 834 m, durée : 4h55, IBP : 95 HKG.

Etape de transition, pour accéder au massif du Canigou, par le col de Jou. Dès votre départ, vous devrez grimper au Col de Mantet, puis vous cheminerez à travers bois sur les GR10 - GR36. Vous passerez sur la Méridienne verte. Arrivée au col de Jou, vous pouvez faire un aller-retrour à la tour de Goa et sa table d'orientation qui vous permettront de découvrir un panorama à 360° et votre oeil averti vous permettra de percevoir l'abbaye St Martin du Canigou.  C'est par le sentier de découverte que vous allez rejoindre le refuge de Mariailles avec un D+ de 600m... en passant par le col du Cheval Mort.

Le refuge de Mariailles vous offre un superbe panorama et n coucher de soleil à ne pas manquer.

 

Troisème étape : du refuge de Mariailles au refuge des Cortalets.

Distance : 14 km, D+ 1027 m, D- 557 m, durée : 5h10, IBP : 112 HKG.

C'est aujourd'hui que vous allez atteindre le point culminant de votre parcours, le Pic du Canigou (2784m). vous suivrez le GR10 - GR36, "Tour du Canigou", pour découvrir la Font d'En Marty, la traversée de la rivière du Cady, le refuge Arago et le Pla de Cady en direction de la Porteille de Valmanya. Vous grimperez par la brèche Durier pour "escalader" la cheminée. Cette partie nécessite de savoir poser les mains et une grande prudence en évitant les chutes éventuelles de pierres. C'est sur ce sommet mytique des Catalans que vous prendrez la photo avec la croix forgée qui trône au sommet du pic. Elle y fut montée durant la Seconde Guerre mondiale par les scouts de la troupe Notre Dame la Real de Perpignan (1943).

Un instant de contemplation sur ce sommet, si le temps le permet, et vous attaquerez une descente particulièrement accidentée vers le pic Joffre, la fontaine de la Perdrix pour déboucher sur les estagnols et atteindre le refuge des Cortalets où une bonne soirée s'impose.

 

Quatrième étape : du refuge des Cortalets à Mariailles.

Distance : 17 km, D+ 589 m, D- 1050 m, durée : 6h00, IBP : 106 HKG.

Nous retournons au refuge de Mariailles en suivant le GR10-GR36, Tour du Canigou. Sur notre chemin, nous passerons successivement à l'abri de la Casteille et au refuge de Bonne Aigue par un très beau sentier en balcon. Le franchissement des différents ravins du pont d'Avi et du roc dels Isards se fait sans difficulté. Vous apercevrez les barrages en contrebas dans un univers minéral. Vous passerez sous les conques tout en admirant le Canigou et son petit frère le Quazemi, pour arriver au col de la Jasse d'En Vernet. Ici, il faut prendre le temps de chercher 1000 m en dessous, l'Abbaye de Saint Martin du Canigou.

Déjà ! le col de Segalès et la jasse de Cady annoncent votre prochaine arrivée au refuge de Mariailles après avoir passé la Font d'En Marty et le col Vert.

 

Cinquième étape : du refuge de Mariailles au refuge de las Conques.

Distance : 15 km, D+ 720 m, D- 797 m, durée : 4h25, IBP : 100 HKG.

C'est le dernier, jour, celui du retour après quatre belles journées dans un magnifique massif. Les batteries sont rechargées, jusqu'à la prochaine rando.

Mais ce n'est pas encore terminé, les quinze kilomètres à parcourir vont vous conduire au franchissement de la Collada de Dona Pa et de la Collade de la Roquette, pour vous conduire au Pla Guillem. La Cime des Cums à 2301 m, marquera le point culminant de cette dernière étape. Vous cheminerez tranquillement sur la Collada del Vent en direction du Puig de la Collada Verda. Ce passage "Collada Del Vent" est parfois souvent soumis à un vent fort et glacial qui vous contraindra à vous couvrir et à accélerer le pas... Vous reconnaitrez dans ce cas là, qu'il porte parfaitement son nom ! ! !

C'est à la Collade des Roques Blanches que vous rejoindrez la piste pour engager la desente au Sud et rejoindre le Col des Molles et sa cabane et le col de Bise. Nous vous inviterons à cheminer hors de la piste pour réduire la distance ; Rien ne vous y oblige, bien entendu.

Soyez vigilant, c'est souvent en fin de parcours, la fatigue aidant que les accidents se produisent.

 

Nous sommes heureux d'avoir pu partager ce parcours avec vous.

 

A très bientôt pour de nouvelles "aventures".

 

 

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Accès au départ de la première étape de la grande randonnée