Le Vall de Nuria

Le trek de 3 jours:

 

Jour 1 - Depuis le village pittoresque de Queralbs (1199m), cette première randonnée, vous fera monter au sanctuaire de Nuria à 1960m par ''la Cami Vell de Nuria'' et le ''roc de Dui'' ; Superbe sentier qui longe par endroit le chemin de fer à crémaillère.

 

Jour 2 - Depuis le sanctuaire vous monterez tout d'abord au ''Col de Nou Creus - 2790m'' avant de réaliser un magnifique parcours en crête jusqu'au ''coll d'Eina - 2683m''. Vous rencontrerez les bornes frontière 510, 509 et 508. Une superbe descente vous raménera au sanctuaire.

 

Jour 3 - Depuis le sanctuaire vous monterez jusqu'à l'auberge de jeunesse de l'Aliga avant d'effectuer une formidable descente de 1100m vers les gorges de Freser et rejoindre le village de Queralbs.

 

 

 

Hébergement:

Vous pourrez choisir entre l'auberge de jeunesse de l'Aliga., l'hôtel 3 étoiles ''Vall de Nuria'' ou le camping réglementé.

 

 

 Queralbs  est une commune d'Espagne dans la communauté autonome de Catalogne, province de Gérone, de la comarque du Ripollès. C'est la porte d’accès à la vallée de Núria. Environ 186 Habitants (2018).

Située à une altitude de 2000 mètres, on accède à cette vallée par un train à crémaillère, ou par des sentiers de montagne qui montent à Núria.

 

La ligne du chemin de fer à crémaillère de Nuria:

La ligne à une longueur de 12,5 km de Ribes de Freser à Nuria. La voie est construite à l'écartement métrique. Sur une section de 5,5 kilomètres, la traction s'effectue en adhérence. Ensuite elle est équipée d'une crémaillère permettant de s'affranchir des rampes d'un maximum de 15% de déclivité. La dénivellation totale est de 1 062 mètres. La ligne est électrifiée par ligne aérienne sous tension de 1500 Volts.

Les travaux débutèrent en 1928 et la ligne fut inaugurée le 22 mars 1931.

 

 

La vallée de Nuria:

C'est à la fois une station de ski familiale et un exceptionnel terrain de jeu pour les randonneurs et marcheurs avec des sommets de près de 3 000 m dont les versants forment un large amphithéâtre.

La station de ski est appréciée pour sa richesse naturelle et paysagère, cette station de montagne domine la vallée de Ribes, encerclée de sommets culminant à près de 3000 mètres dʹaltitude.

 

Le sanctuaire de Nuria : (source Wikipédia)

C'est ici où le premier statut d'autonomie de la Catalogne fut rédigé en 1931.

En 1087, les pâturages de la vallée de Núria furent cédés au monastère Sainte-Marie de Ripoll par Guillem Ramon comte de Cerdagne.

On ne connaît pas l'année exacte de la fondation du sanctuaire. En 1162, la vallée abritait une auberge qui tenait lieu d'hôpital et de refuge pour les bergers. Avec l'auberge se trouvait une chapelle dédiée à sainte Marie. Cette même année, le pape Alexandre III a accordé l'indulgence à tous les pèlerins de l'endroit.

En 1428, un important tremblement de terre a détruit complètement l'auberge et la chapelle. On a réalisé une première reconstruction en 1449, la reconstruction complète ayant été effectuée entre 1640 et 1648. En 1728, les bâtiments furent agrandis.

L'église actuelle fut inaugurée en 1911. Peu après, un hôtel fut ajouté et on commença la construction du chemin de croix, qui fut achevé en 1963.

Le 22 mars 1931, le sanctuaire devient accessible par la crémaillère de Núria.

Le 22 juillet 1936, quelques jours après le début de la guerre civile espagnole, le curé de la paroisse de l'époque fuit en France en emportant avec lui la statue de la Vierge de Núria. Il voulait ainsi la sauver des miliciens et des destructions par le feu que causaient certains d'entre eux aux objets religieux sans discrimination.

La statue échoua en Suisse et resta cachée jusqu'en 1941, année où elle regagna la vallée. À la fin de la guerre civile, l'armée franquiste installa dans la vallée des bâtiments pour l'armée de montagne.

L'église actuelle est de construction récente et a la forme d'un carré ouvert sur l'un de ses côtés. À côté, en plus de l'hôtel, il y a quatre maisons destinées à accueillir les pèlerins.

Juste en face se trouve la chapelle de saint Gilles à l'endroit où, selon la légende, il a trouvé l'image de la Vierge. Elle fut construite en 1615 et agrandie par la suite.

 

La Vierge de Núria : (source Wikipédia)

Selon la tradition, saint Gilles serait arrivé de Provence dans la vallée aux alentours de l'an 700. Ce saint, d'origine athénienne, aurait résidé sur place pendant quatre ans. Toujours selon la légende, il aurait sculpté une image de la Vierge et caché cette statuette dans une grotte alors qu'il était obligé de fuir la vallée. Outre la statue de la Vierge, il aurait dissimulé la marmite qu'il utilisait pour faire la cuisine, la croix qui présidait à ses prières et la cloche avec laquelle il appelait les bergers à partager ses repas.

En 1072, un pèlerin originaire de Dalmatie appelé Amédeus, suivant une révélation divine, vint chercher l'image de la Vierge dans la vallée. Il y construisit avec l'aide des bergers un modeste temple et un petit refuge pour y accueillir des pèlerins. En 1079, il aurait trouvé, avec l'aide d'un taureau, la statue ainsi que la croix, la marmite et la cloche, et transféré tous les objets sacrés dans la chapelle.

Ce qui est certain, c'est que la statue vénérée de nos jours a été sculptée entre le XIIe et le XIIIsiècle. Il s'agit d'une sculpture en bois de style roman. De traits primitifs, elle conserve encore sa polychromie en parfait état. La Vierge tient l'enfant Jésus assis sur son genou gauche. Celui-ci lève une de ses mains en signe de bénédiction. Marie et l'enfant sont revêtus chacun d'une cape et d'une tunique. Avant la restauration, la statue avait une couleur noirâtre provoquée par l'usure du temps, l'humidité et la fumée des bougies. Cette couleur lui a valu le surnom de moreneta du Pirineu (la petite noire des Pyrénées).

Une curieuse tradition a survécu jusqu'à nos jours. Les femmes qui souhaitent avoir des enfants mettent leur tête sous la marmite de saint Gilles en même temps que l'on fait sonner la cloche, celle-ci produisant alors autant de coups que l'on peut espérer avoir d'enfants.

Depuis le haut Moyen Âge, la Vierge de Núria était considérée comme la patronne de la fertilité. Selon Joan Amades, cette symbolique est présente dans les lieux depuis des temps plus reculés encore. Il y aurait eu auparavant dans la vallée un mégalithe blanc qui permettait, selon les croyances païennes locales, aux femmes qui s'y frottaient d'être fertiles.

Depuis 1983, la Vierge de Núria est aussi la patronne des skieurs catalans. On a célébré le couronnement canonique de la statue en 1965. Sa fête a lieu le 8 septembre.

 

 

Le bornage des Pyrénées:

 

Le 7 novembre 1659, un traité inespéré met fin à l'interminable guerre qui oppose depuis 1635 la France aux Habsbourg d'Espagne. Il consacre la prééminence de la France en Europe.

 

Ce traité des Pyrénées est l'oeuvre du cardinal Jules Mazarin, Premier ministre du jeune Louis XIV (21 ans). Il réconcilie les deux principales puissances d'Europe, entrées en guerre l'une contre l'autre un quart de siècle plus tôt !

Il est signé sur l'île des Faisans, au milieu de la rivière Bidassoa qui sépare les deux pays.

 

Par ce traité l'Espagne concédait à la France le Roussillon, le Vallespir, le Conflent, le Capcir et la vallée du Carol, plus tous les villages qui jouxtaient le Conflent et le Capcir, soit 33 villages (Llivia, considérée comme une ville fut exclue du traité et c'est la raison pour laquelle elle est toujours espagnole de nos jours, enclavée dans la France).

 

Le célèbre article 42 du traité prévoit entre autre que « les monts Pyrénées qui avaient anciennement divisé les Gaules des Espagnes seront aussi dorénavant la division des deux mêmes royaumes ». Il est souvent dit que ce texte délimite avec précision l'espace territorial des deux puissances. Mais la formulation réelle du traité est très vague et ambivalente. Le texte indique : « la crête des montagnes qui forment les versants des eaux ». Le tracé de la frontière n'est par la suite pas matérialisé sur le terrain, et le texte ne supprime aucunement les droits de « lies et passeries » qui permettent aux communautés paysannes de jouir de coutumes de pacage (pâturage pour le bétail) sur les terres du pays voisin, de l'autre côté de la frontière.

 

Il faudra attendre encore deux siècles et toute la pugnacité de Napoléon III et Isabelle II reine d'Espagnes pour que le Traité de Bayonne (2 décembre 1856) voit le jour et prévoit le bornage des Pyrénées.
C'est en 1866 que sera délimité la frontière entre la province de Gérone et les Pyrénées-Orientales.

 

En 1868, des repères matérialisés soit par des bornes en pierre érigées sur place soit par des croix gravées sur un rocher sont mis en place de l'Atlantique à la Méditerranée fixant ainsi ainsi la frontière entre les deux pays.

 

La borne N°1 est implantée sur la rive droite de la Bidassoa à 8 km au sud d'Endaye et la borne N°602 est quant à elle cachée dans une grotte marine ''la Cova Forada'' à 1 Km au sud du cap Cerbère au pied d'une falaise de 200m.